Mon père avait une règle stricte : pas de blanquette. Pas de viande blanche noyée dans une sauce blanche, disait-il. Il appelait ça “la soupe au poulet qui s’est perdue”. Pendant vingt-trois ans, j’ai respecté cette règle. Puis un dimanche de novembre, il y a deux ans, je l’ai trouvé en train de racler le fond de ma cocotte avec un morceau de pain. Il avait mangé trois portions. Trois. Sans me regarder, il a marmonné : “C’est pas une blanquette, ça.” Et il a repris du pain.
Vous voyez, je n’avais pas cherché à le convaincre. J’avais juste invité des amis à dîner — des amis qui, honnêtement, avaient un peu peur de ma cuisine parce que je testais toujours des trucs compliqués. Ce soir-là, je voulais quelque chose de réconfortant, mais qui ait de l’allure. Pas un plat qui ressemble à un pensum d’hôpital. Je voulais une sauce qui brille, une viande qui fond, et surtout, un truc qui se prépare avant l’arrivée des invités pour que je puisse, vous savez, être une hôte normale et pas une furie en tablier. Mon père est passé à l’improviste. Il a senti l’odeur depuis l’entrée. Trop tard pour reculer.
Cette blanquette-là, elle est devenue mon secret pour les soirs où je veux épater sans stresser. Elle a le goût de quelque chose qui a mijoté des heures, mais elle se fait en une fraction du temps. La sauce est crémeuse sans être lourde, le poulet est tendre sans être filandreux, et les légumes — les carottes surtout — gardent un peu de mordant. C’est le genre de plat qui fait dire “Tu as passé ta journée à cuisiner ?” alors que tu as juste… organisé un peu. Peut-être que vous avez besoin de ce plat, vous aussi.
Pourquoi vous allez adorer cette recette
Je vais être honnête avec vous : j’ai testé des tonnes de versions de blanquette de poulet. Des versions “grand-mère” qui mijotent six heures, des versions allégées qui goûtent le carton, des versions “express” avec de la crème allégée qui tourne au grumeau. Celle-ci, c’est la version que je sers à mes invités sans aucune appréhension. Voici pourquoi elle mérite une place dans votre répertoire de recettes pour recevoir.
- Prête en 45 minutes chrono : Pas besoin de passer l’après-midi aux fourneaux. Cette recette se prépare pendant que vous discutez avec vos invités, un verre de vin blanc à la main. La cuisson est active mais pas stressante.
- Des ingrédients simples, faciles à trouver : Rien d’exotique. Du poulet, des carottes, des champignons, de la crème, un peu de vin blanc. Vous avez probablement déjà tout ça dans vos placards. Pas de course de dernière minute à l’épicerie fine.
- Parfaite pour impressionner vos convives : C’est le genre de plat qui fait son petit effet. Une sauce onctueuse, des morceaux de poulet généreux, des légumes brillants. Servi dans un joli plat, il vole la vedette à n’importe quelle table de fête.
- Un vrai plat réconfortant, mais chic : La blanquette, c’est le câlin en sauce. Mais celle-ci a une élégance — la crème est bien dosée, le citron apporte une fraîcheur subtile, le tout est relevé par une pointe de muscade. C’est doux sans être ennuyeux.
- Testée et approuvée par les sceptiques : Mon père en est la preuve vivante. Si un anti-blanquette de vingt-trois ans en reprend trois fois, c’est que le pari est gagné. Cette recette est devenue celle que je recommande à tous mes amis qui veulent cuisiner “un plat qui a de la gueule” sans risquer la catastrophe.
Ce qui rend cette recette différente des autres, c’est l’équilibre. Pas trop de crème pour ne pas écraser le goût du poulet, une cuisson maîtrisée pour que la viande reste juteuse, et une petite astuce de chef — un filet de jus de citron en fin de cuisson — qui réveille tout le plat. C’est la version que vous allez vouloir refaire, et que vos invités vont vous réclamer.
Les ingrédients dont vous aurez besoin
Cette recette utilise des ingrédients simples, mais chaque élément a son rôle à jouer pour créer une sauce onctueuse et un poulet fondant. Voici ce qu’il vous faut, avec quelques astuces pour bien les choisir.
Pour la blanquette de poulet
- 800 g de blancs de poulet (ou 1 kg de cuisses désossées, selon votre préférence). Je recommande des blancs fermiers si vous pouvez, mais des blancs standards feront très bien l’affaire. Coupez-les en gros cubes de 4-5 cm — ils vont réduire à la cuisson.
- 3 carottes moyennes (environ 300 g). Épluchées et coupées en rondelles épaisses. Pas trop fines, sinon elles se défont dans la sauce. J’aime les carottes bio, elles ont plus de goût.
- 200 g de champignons de Paris (frais de préférence). Nettoyés avec un chiffon humide — ne les lavez jamais sous l’eau, ils deviennent spongieux. Coupez-les en quartiers.
- 1 oignon jaune (environ 150 g). Émincé finement. Il va fondre dans la sauce et lui donner de la profondeur.
- 2 gousses d’ail. Écrasées au presse-ail ou hachées très fin. L’ail est discret ici, il ne doit pas dominer.
- 30 g de beurre doux (pour la cuisson). J’utilise du beurre AOP pour le goût, mais n’importe quel beurre doux fera l’affaire.
- 30 g de farine de blé (type 55). Pour épaissir la sauce. Si vous êtes sans gluten, vous pouvez utiliser de la farine de riz ou de la fécule de maïs.
- 500 ml de bouillon de volaille (idéalement fait maison, mais une bonne marque du commerce fonctionne très bien). Le bouillon est la base de la sauce, alors choisissez-en un de qualité.
- 150 ml de vin blanc sec (un Chardonnay ou un Sauvignon Blanc — celui que vous boirez avec le plat). Le vin apporte de l’acidité qui équilibre la crème.
- 200 ml de crème liquide entière (30% de matière grasse minimum). Ne prenez pas de crème allégée, elle risque de trancher à la cuisson. La crème entière donne cette texture veloutée.
- 1 cuillère à soupe de moutarde à l’ancienne (ou de Dijon, si vous préférez). La moutarde apporte une petite note piquante qui relève le plat.
- Le jus d’1/2 citron (fraîchement pressé). C’est le secret pour réveiller la sauce et éviter qu’elle ne soit trop lourde.
- 1 cuillère à café de muscade râpée (fraîchement râpée de préférence). La muscade est l’épice signature de la blanquette. Ne la zappez pas.
- Sel et poivre noir du moulin (au goût). Le poivre doit être généreux.
- Quelques brins de persil frais (pour la décoration, facultatif mais joli).
Substitutions et conseils

- Poulet : Vous pouvez remplacer les blancs par des cuisses désossées pour plus de moelleux. Les cuisses supportent mieux une cuisson un peu plus longue sans se dessécher.
- Crème : Si vous voulez une version plus légère, utilisez de la crème de soja ou de la crème de coco (mais le goût changera). Pour une option sans lactose, la crème de riz ou d’avoine fonctionne bien.
- Vin blanc : Vous pouvez le remplacer par du bouillon de volaille en plus, mais le plat perdra en complexité. Un peu de vinaigre de cidre peut compenser l’acidité.
- Champignons : En hiver, des cèpes séchés réhydratés apportent une saveur boisée incroyable. En été, des girolles fraîches sont délicieuses.
- Sans gluten : Remplacez la farine de blé par de la fécule de maïs (30 g) ou de la farine de riz. Délayez-la dans un peu de bouillon froid avant de l’ajouter à la sauce.
Le matériel nécessaire
Pour réaliser cette blanquette de poulet, vous n’avez pas besoin d’un arsenal de cuisine. Voici ce qu’il vous faut, avec quelques astuces pour les budgets serrés.
- Une grande cocotte ou un faitout (d’environ 4-5 litres). C’est l’outil idéal pour ce genre de plat. Si vous n’en avez pas, une grande sauteuse à bords hauts fera l’affaire. Évitez les poêles antiadhésives trop plates, la sauce aurait du mal à réduire.
- Une planche à découper (de préférence en bois ou en plastique). Pour couper le poulet et les légumes. Ayez-en une dédiée à la viande pour éviter les contaminations croisées.
- Un bon couteau de chef (20 cm de lame). Un couteau bien aiguisé fait toute la différence. Pas besoin de dépenser une fortune — un Opinel ou un Victorinox fait très bien le travail.
- Une cuillère en bois (ou une spatule en silicone). Pour remuer la sauce sans rayer votre cocotte. La cuillère en bois a l’avantage de ne pas conduire la chaleur.
- Un fouet (pour délayer la farine et lisser la sauce). Un fouet de base en inox coûte quelques euros et vous servira pour mille autres recettes.
- Un verre doseur (pour les liquides). Indispensable pour mesurer le bouillon et le vin. Si vous n’en avez pas, une tasse de 250 ml peut servir de repère.
- Un presse-ail (facultatif mais pratique). Pour écraser l’ail sans vous retrouver avec des morceaux sous les ongles. Un petit couteau et une pincée de sel font aussi l’affaire.
- Un plat de service creux (pour présenter la blanquette à table). Un joli plat en céramique ou en fonte émaillée mettra en valeur votre préparation.
Conseil budget : Si vous débutez, investissez dans une bonne cocotte en fonte émaillée d’occasion. On en trouve sur les vide-greniers ou Leboncoin pour 20-30 euros. C’est un outil qui dure toute une vie.
La méthode de préparation
Suivez ces étapes dans l’ordre, et vous obtiendrez une blanquette de poulet digne d’un dîner entre amis. Chaque étape est chronométrée pour vous permettre de vous organiser.
Étape 1 : Préparez les ingrédients (10 minutes)
Sortez le poulet du réfrigérateur 15 minutes avant de commencer pour qu’il soit à température ambiante. Pendant ce temps, épluchez les carottes et coupez-les en rondelles épaisses (environ 1 cm). Émincez l’oignon finement. Nettoyez les champignons avec un chiffon humide et coupez-les en quartiers. Écrasez l’ail. Pressez le citron. Râpez la muscade. Coupez le poulet en cubes réguliers de 4-5 cm.
Astuce de pro : Si vous préparez ce plat pour des invités, faites toute cette étape à l’avance. Mettez les légumes et le poulet dans des bols séparés au réfrigérateur. Au moment de cuisiner, vous n’aurez plus qu’à tout jeter dans la cocotte.
Étape 2 : Faites revenir le poulet (8 minutes)
Dans votre cocotte, faites fondre 15 g de beurre à feu moyen-vif. Quand il mousse, ajoutez les cubes de poulet en une seule couche (ne les entassez pas — faites-le en deux fois si nécessaire). Laissez-les dorer 3-4 minutes de chaque côté, jusqu’à ce qu’ils soient bien colorés. Ne les remuez pas trop, sinon ils vont rendre du jus et ne pas colorer. Retirez le poulet de la cocotte avec une écumoire et réservez dans un bol.
Pourquoi c’est important : La coloration du poulet est cruciale pour le goût final. Elle apporte des notes caramélisées qui enrichissent la sauce. Si le poulet est juste cuit à blanc, la sauce sera fade.
Étape 3 : Faites suer les légumes (5 minutes)
Dans la même cocotte, ajoutez les 15 g de beurre restants. Faites-y revenir l’oignon émincé à feu moyen pendant 2 minutes, jusqu’à ce qu’il devienne translucide. Ajoutez l’ail écrasé et les champignons. Laissez cuire 3 minutes en remuant de temps en temps. Les champignons vont rendre leur eau — c’est normal. Ne les salez pas encore, le sel les ferait trop dégorger.
À ce stade : Votre cuisine commence à sentir bon. L’oignon et les champignons dégagent une odeur douce et réconfortante. C’est le moment de verser un verre de vin blanc (pour vous, pas pour la recette — enfin, si, pour la recette aussi).
Étape 4 : Préparez la sauce (10 minutes)
Saupoudrez les légumes avec la farine. Remuez vigoureusement avec une cuillère en bois pendant 1 minute — la farine doit être bien incorporée et légèrement dorée. Versez le vin blanc en filet, sans cesser de remuer. Laissez réduire 2 minutes, jusqu’à ce que le vin soit presque évaporé. Ajoutez ensuite le bouillon de volaille en plusieurs fois, en fouettant pour éviter les grumeaux. Portez à ébullition, puis baissez le feu. Laissez mijoter 5 minutes, jusqu’à ce que la sauce épaississe légèrement. Elle doit napper le dos de votre cuillère.
Astuce anti-grumeaux : Si malgré tout vous avez des grumeaux, pas de panique. Passez la sauce au mixeur plongeant ou au chinois. Personne ne le saura jamais.
Étape 5 : Mijotez le tout (20 minutes)
Remettez le poulet dans la cocotte avec les carottes. Couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 15 minutes. Le poulet doit être cuit mais encore tendre. Au bout de 15 minutes, retirez le couvercle et ajoutez la crème liquide, la moutarde, la muscade, le jus de citron, le sel et le poivre. Mélangez délicatement. Laissez mijoter à découvert encore 5 minutes, pour que la sauce épaississe un peu plus et que les saveurs se mélangent. Goûtez et ajustez l’assaisonnement si nécessaire.
Le test ultime : Trempez une cuillère dans la sauce. Si elle nappe la cuillère d’un voile crémeux et que vous sentez l’équilibre entre le crémeux, l’acidité du citron et la chaleur de la muscade, c’est gagné.
Étape 6 : Servez et décorez (2 minutes)
Versez la blanquette dans un plat de service creux. Parsemez de persil frais ciselé pour la couleur. Servez immédiatement, avec du riz blanc, des pâtes fraîches ou des pommes de terre vapeur. Les invités vont se servir deux fois — prévoyez-en assez.
Conseils et techniques de cuisson
Avec le temps, j’ai appris quelques astuces qui font la différence entre une bonne blanquette et une blanquette inoubliable. Les voici, avec mes erreurs du passé en bonus.
La cuisson du poulet : le point crucial
Le plus grand risque avec cette recette, c’est le poulet sec. Pour l’éviter, ne le faites pas cuire trop longtemps dans la sauce. 15-20 minutes de mijotage suffisent. Si vous le laissez une demi-heure de plus, il deviendra filandreux. Si vous utilisez des cuisses, vous pouvez allonger un peu le temps de cuisson (25-30 minutes), car elles supportent mieux la chaleur.
La sauce : l’équilibre est roi
La sauce de la blanquette doit être crémeuse, mais pas épaisse comme une béchamel. Si elle est trop liquide, laissez-la réduire à découvert 5 minutes de plus. Si elle est trop épaisse, ajoutez un peu de bouillon ou d’eau. Le secret pour une sauce brillante : ne la faites pas bouillir après avoir ajouté la crème. Une ébullition trop forte ferait trancher la crème et la sauce deviendrait granuleuse. Maintenez un frémissement tout doux.
L’erreur que j’ai faite (pour que vous ne la fassiez pas)
La première fois que j’ai voulu impressionner des invités avec cette recette, j’ai eu la brillante idée de doubler la quantité de crème “pour être sûr que ce soit bien crémeux”. Résultat : une sauce qui ressemblait à de la soupe au lait, écœurante, et qui a masqué complètement le goût du poulet et des légumes. Mes invités étaient polis, mais ils ont laissé la moitié de leur assiette. J’ai appris que la crème est un soutien, pas la star. Le vrai goût vient du bouillon, du vin, des légumes et de la cuisson.
Comment gérer le timing pour un dîner
Voici mon plan pour servir cette blanquette sans stress :
- La veille : Coupez le poulet et les légumes. Rangez-les au réfrigérateur dans des boîtes hermétiques.
- 30 minutes avant l’arrivée des invités : Commencez la recette. Faites revenir le poulet, les légumes, préparez la sauce. Laissez mijoter 15 minutes.
- À l’arrivée des invités : Ajoutez la crème et les assaisonnements. Laissez mijoter 5 minutes. Servez.
- Pendant l’apéritif : La blanquette peut rester à couvert sur feu très doux. Elle n’en sera que meilleure.
La consistance parfaite
La sauce doit napper la cuillère — c’est le test infaillible. Si elle coule trop vite, elle est trop liquide. Si elle forme une masse, elle est trop épaisse. La texture idéale est celle d’une crème épaisse qui enrobe chaque morceau sans les noyer.
Variations et adaptations
Cette recette de blanquette de poulet est une base solide, mais elle se prête à toutes sortes de variations. Voici quelques idées pour la personnaliser selon vos goûts, vos invités ou la saison.
Version estivale : blanquette aux légumes du soleil
Remplacez les carottes par des courgettes, des poivrons et des tomates confites. Ajoutez un peu de thym et de romarin. Servez-la froide, comme une salade composée, avec des croûtons à l’ail. C’est surprenant, mais délicieux en été.
Version végétarienne : blanquette de champignons
Remplacez le poulet par un mélange de champignons variés (pleurotes, shiitakés, cèpes). Utilisez du bouillon de légumes. La texture sera différente, mais la sauce crémeuse fonctionne à merveille avec les champignons. Ajoutez des pois chiches pour les protéines.
Version express pour les soirs de semaine
Utilisez des restes de poulet rôti (ou un poulet cuit du supermarché). Sautez l’étape de coloration du poulet. Faites revenir les légumes, préparez la sauce, et ajoutez le poulet déjà cuit en fin de cuisson, juste pour le réchauffer. 20 minutes, montre en main.
Version épicée pour les palais aventureux
Ajoutez une cuillère à café de curry en poudre ou de piment doux en même temps que la farine. Vous obtiendrez une blanquette aux accents indiens, parfaite avec du riz basmati et des naans.
Version sans lactose
Remplacez le beurre par de l’huile d’olive, la crème liquide par de la crème de coco ou de la crème d’avoine. La sauce sera un peu moins onctueuse, mais toujours savoureuse. Ajoutez un peu de lait de coco pour une touche exotique.
Ma variation préférée : la blanquette aux morilles
Pour une occasion spéciale, remplacez les champignons de Paris par des morilles séchées (réhydratées 20 minutes dans de l’eau tiède). Filtrez l’eau de trempage et utilisez-la à la place d’une partie du bouillon. Le goût est incroyable, presque truffé. C’est la version que je sers pour Noël.
Suggestions de service et de conservation
La blanquette de poulet est un plat généreux qui se prête à de nombreuses présentations. Voici comment la servir et la conserver pour en profiter au maximum.
Comment servir la blanquette
Servez la blanquette bien chaude, dans un plat de service creux. Elle est délicieuse accompagnée de :
- Riz blanc (basmati ou thaï) — le classique, qui absorbe la sauce à merveille.
- Pâtes fraîches (tagliatelles ou pappardelles) — pour une version plus gourmande.
- Pommes de terre vapeur — une option légère qui laisse la sauce s’exprimer.
- Pain de campagne grillé — pour saucer jusqu’à la dernière goutte (mon péché mignon).
Présentation pour épater : Disposez la blanquette dans un grand plat en céramique blanche, parsemez de persil frais et de quelques rondelles de carotte réservées (cuites à part pour la couleur). Ajoutez une pincée de fleur de sel au dernier moment. Vos invités vont sortir leur téléphone.
Quels vins servir avec la blanquette
Un vin blanc sec et minéral, comme un Chardonnay de Bourgogne, un Sauvignon Blanc de Loire ou un vin blanc du Jura. Évitez les vins trop boisés ou trop puissants qui masqueraient la délicatesse de la sauce. Si vous préférez le rouge, un Bourgogne léger ou un Beaujolais peuvent fonctionner, mais le blanc reste le meilleur accord.
Conservation et réchauffage
La blanquette se conserve très bien et les saveurs se développent même après un jour ou deux au réfrigérateur. Voici comment faire :
- Au réfrigérateur : Placez la blanquette refroidie dans un récipient hermétique. Elle se conserve 3 à 4 jours. Le lendemain, elle est souvent encore meilleure.
- Au congélateur : La blanquette se congèle très bien, mais attention : la sauce peut légèrement se séparer à la décongélation. Pour éviter ça, congelez-la sans la crème (ajoutez la crème au réchauffage). Elle se conserve 2 à 3 mois.
- Réchauffage : Réchauffez à feu doux dans une casserole, en ajoutant un peu de bouillon ou d’eau si la sauce a épaissi. Ne faites pas bouillir. Au micro-ondes, utilisez la puissance la plus basse par intervalles de 30 secondes.
Comment les saveurs évoluent
Le jour même, la blanquette est fraîche et vive, avec une belle acidité du citron. Le lendemain, les saveurs se sont fondues, la sauce est plus ronde, plus douce. Les deux versions sont excellentes, mais j’avoue une préférence pour le lendemain — c’est le plat qui se bonifie en dormant.
Informations nutritionnelles et bienfaits
Cette blanquette de poulet est un plat équilibré qui allie protéines maigres, légumes et une touche de gourmandise. Voici les valeurs nutritionnelles estimées par portion (pour 6 portions, sans accompagnement).
| Nutriment | Quantité par portion |
|---|---|
| Calories | 380 kcal |
| Protéines | 35 g |
| Lipides | 22 g |
| Glucides | 12 g |
| Fibres | 3 g |
| Sucre | 6 g |
| Sodium | 450 mg |
Les bienfaits des ingrédients
- Le poulet : Riche en protéines maigres, en vitamines B6 et B12, essentielles pour le système nerveux et la production d’énergie.
- Les carottes : Gorgées de bêta-carotène, un antioxydant qui se transforme en vitamine A, bon pour la vision et la peau.
- Les champignons : Source de sélénium, un antioxydant qui soutient le système immunitaire, et de vitamines du groupe B.
- La crème : Apporte du calcium et de la vitamine D, mais à consommer avec modération. La version allégée (avec de la crème de soja) réduit les lipides de moitié.
- La muscade : En petite quantité, elle a des propriétés anti-inflammatoires et digestives.
Considérations diététiques
- Sans gluten : Possible en remplaçant la farine par de la fécule de maïs.
- Sans lactose : Possible en utilisant du beurre végétal et de la crème végétale.
- Faible en glucides : Servez avec des légumes verts à la place du riz ou des pâtes.
- Allergènes : Contient du lactose et du gluten (dans la version classique).
Mon avis personnel : Je ne suis pas diététicienne, mais je crois aux plats qui font du bien au corps et à l’âme. Cette blanquette, avec ses légumes, ses protéines et sa sauce raisonnable, est un repas complet qui vous rassasie sans vous alourdir. Parfait pour un dîner entre amis où on veut se faire plaisir sans culpabilité.
Conclusion
Voilà, vous avez maintenant toutes les clés pour réaliser la meilleure blanquette de poulet crémeuse de votre vie — celle qui fait taire les sceptiques et qui impressionne vos invités sans vous transformer en chef stressé. C’est un plat qui a du cœur, de la générosité, et ce petit truc en plus qui fait qu’on en reprend.
Ce que j’aime par-dessus tout dans cette recette, c’est qu’elle est à la fois simple et spectaculaire. Simple parce que les ingrédients sont accessibles et la technique à la portée de tous. Spectaculaire parce que le résultat est tellement savoureux que vos invités vont penser que vous avez passé des heures à la préparer. Et vous, vous saurez que le secret, c’est juste un bon équilibre et un peu d’amour.
Alors, n’hésitez pas à l’adapter à votre goût. Ajoutez plus de légumes, moins de crème, un peu de curry, des morilles si vous êtes chic. C’est votre blanquette, faites-en votre signature. Et si vous la testez, venez me dire ce que vos invités en ont pensé. Est-ce que quelqu’un a repris trois fois, comme mon père ? Est-ce que vous avez réussi à garder la sauce onctueuse ? Est-ce que le citron a fait son petit effet ?
Laissez un commentaire ci-dessous, partagez vos photos sur Pinterest avec le hashtag #MaBlanquette, et surtout, continuez à cuisiner pour ceux que vous aimez. C’est ça, le vrai secret d’un bon repas.
Foire aux questions
Puis-je utiliser du poulet congelé pour cette recette ?
Oui, mais décongelez-le complètement au réfrigérateur avant de le cuire. Le poulet congelé rend trop d’eau à la cuisson, ce qui empêche la coloration et donne une sauce trop liquide. Pour un résultat optimal, sortez-le du congélateur la veille.
Comment éviter que la sauce ne soit trop liquide ?
Plusieurs astuces : ne couvrez pas la cocotte pendant les 5 dernières minutes de cuisson pour laisser la sauce réduire ; utilisez de la crème entière (30% de matière grasse) qui épaissit mieux ; et si malgré tout la sauce est trop liquide, délayez une cuillère à café de fécule de maïs dans un peu d’eau froide et ajoutez-la à la sauce en remuant.
Puis-je préparer cette blanquette à l’avance ?
Absolument, et c’est même recommandé ! Préparez-la la veille, laissez-la refroidir, et réchauffez-la doucement le jour J. Les saveurs se seront fondues et le plat sera encore meilleur. Ajoutez un peu de bouillon au réchauffage si
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Meilleure blanquette de poulet crémeuse : recette facile en 5 étapes
Une blanquette de poulet onctueuse et réconfortante, prête en 45 minutes, qui impressionnera vos invités sans stress. Sauce crémeuse, poulet fondant et légumes savoureux.
- Prep Time: 15 minutes
- Cook Time: 30 minutes
- Total Time: 45 minutes
- Yield: 6 portions 1x
- Category: Plat principal
- Cuisine: Française
Ingredients
- 800 g de blancs de poulet (ou 1 kg de cuisses désossées)
- 3 carottes moyennes (environ 300 g)
- 200 g de champignons de Paris frais
- 1 oignon jaune (environ 150 g)
- 2 gousses d’ail
- 30 g de beurre doux
- 30 g de farine de blé (type 55)
- 500 ml de bouillon de volaille
- 150 ml de vin blanc sec (Chardonnay ou Sauvignon Blanc)
- 200 ml de crème liquide entière (30% de matière grasse minimum)
- 1 cuillère à soupe de moutarde à l’ancienne (ou de Dijon)
- Le jus d’1/2 citron fraîchement pressé
- 1 cuillère à café de muscade râpée
- Sel et poivre noir du moulin au goût
- Quelques brins de persil frais pour la décoration
Instructions
- Étape 1 : Préparez les ingrédients (10 minutes). Sortez le poulet du réfrigérateur 15 minutes avant. Épluchez les carottes et coupez-les en rondelles épaisses (1 cm). Émincez l’oignon finement. Nettoyez les champignons avec un chiffon humide et coupez-les en quartiers. Écrasez l’ail. Pressez le citron. Râpez la muscade. Coupez le poulet en cubes de 4-5 cm.
- Étape 2 : Faites revenir le poulet (8 minutes). Dans une cocotte, faites fondre 15 g de beurre à feu moyen-vif. Ajoutez les cubes de poulet en une seule couche et laissez-les dorer 3-4 minutes de chaque côté. Retirez le poulet et réservez.
- Étape 3 : Faites suer les légumes (5 minutes). Dans la même cocotte, ajoutez les 15 g de beurre restants. Faites revenir l’oignon 2 minutes jusqu’à ce qu’il soit translucide. Ajoutez l’ail et les champignons, laissez cuire 3 minutes en remuant.
- Étape 4 : Préparez la sauce (10 minutes). Saupoudrez les légumes avec la farine et remuez 1 minute. Versez le vin blanc en filet sans cesser de remuer, laissez réduire 2 minutes. Ajoutez le bouillon de volaille en plusieurs fois en fouettant. Portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez mijoter 5 minutes jusqu’à ce que la sauce épaississe légèrement.
- Étape 5 : Mijotez le tout (20 minutes). Remettez le poulet dans la cocotte avec les carottes. Couvrez et laissez mijoter à feu doux 15 minutes. Retirez le couvercle, ajoutez la crème, la moutarde, la muscade, le jus de citron, le sel et le poivre. Mélangez et laissez mijoter à découvert 5 minutes.
- Étape 6 : Servez et décorez (2 minutes). Versez la blanquette dans un plat de service creux, parsemez de persil frais ciselé. Servez immédiatement avec du riz blanc, des pâtes fraîches ou des pommes de terre vapeur.
Notes
Pour une sauce parfaite, ne faites pas bouillir après avoir ajouté la crème. Le poulet ne doit pas mijoter plus de 20 minutes pour rester tendre. Le jus de citron en fin de cuisson réveille les saveurs. La blanquette est encore meilleure réchauffée le lendemain.
Nutrition
- Serving Size: 1 portion (sans acco
- Calories: 380
- Sugar: 6
- Sodium: 450
- Fat: 22
- Saturated Fat: 12
- Carbohydrates: 12
- Fiber: 3
- Protein: 35
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